La douce musique de fond de
page est celle du Rolls-Royce
Merlin 61 du Spitfire, entre autres.
Les images des semaines en 2003.

Les fiches
techniques sont regroupées en tableau, en bas de page.
2003/31 - Bob Odegaard - Kindred (Dakota du Nord). Pilote de cet avion en 1949, il le
remet en vol en 1999, après une restauration de 12 000 heures aux couleurs qui
étaient les siennes. Les " Super Corsair " se classèrent 1er, 2ème
et 3ème aux courses de Cleveland en 1947. Moteur Pratt et Whitney de 3650 ch.
18 exemplaires construits. Seul exemplaire en état de vol: BuAer 88458.
2003/32 - Manuel Ramos - Toussus-le-Noble. Connu en France sous le nom de
"Fennec" de couleur jaune. Immatriculé F-AZHN. 299 exemplaires
construits en version C.
- 146 modèles A et B convertis en C.
Déco "Marines" des années 50: avion d'entraînement avancé à
l'appontage jusqu'en 1984. 2 "Fennec" et un "Trojan" en
état de vol en France.
2003/33 - Walter Wild et A. Fulgaro: Weary Warriors Squadron - Aurora (Illinois). Seul
exemplaire au monde en état de vol. Remis en vol en 1991 après 10 années de
restauration. Déco N° 43-4106 de l'USAF 1st Commando "Barbie III"
(Birmanie 1943). 1 canon de 75 - 4 mitrailleuse 12,7 mm - 14 mitrailleuses de
défense en vol.
2003/34 - L'Amicale des Avions Anciens de la Drôme fait voler depuis
1997 le Bronco N° 99+24 de la Luftwaffe immatriculé F-AZKM. Sur les 18
utilisés en Allemagne jusqu'en 1990, 3 volent encore. Celui-ci est présenté
dans une vingtaine de meetings chaque année.
2003/35 - Royal Navy Historic Flight (matricule VR930). Construit en
1948 et utilisé jusqu'en 1962 par le Squadron 802 de la Fleet Air Arm (1 280
heures de vol). Il fut acheté et exposé en statique par la Colerne Collection
jusqu'en 1976, puis racheté pour pièces par la Navy pour 2 autres "Sea
Fury" qu'elle faisait alors voler mais qui furent détruits sur accidents,
dans les années 1980. Il fut restauré par l'usine British Aerospace de Brough.
Restauration achevée en 1997 mais des problèmes moteur
repoussèrent le 1er vol à 2001. Repeint aux couleurs du Squadron 802 dans les
années 50.
2003/36 - Amicale "Jean-Baptiste Salis" (La Ferté Alais -
France) - Jean-Pierre Toublanc, mécanicien de l'association a recréé ce
"Storch" à partir d'un ancien Morane-Saulnier "Criquet" et
d'un moteur V8 Argus As 410c fabriqué par la société française Salmson,
après guerre. Déco du Stab./KG 54 à Smolensk, sur le front de l'Est, à
l'automne 1941. Premiers vols en 2000

2003/37 - Sabena Old Timers - Restauré en Juillet 1982 (40 000
heures). Immatriculé OO-SOT. 1ers vols en 1988. N° 2442 construit sous licence
au Canada en 1942 et utilisé jusqu'en 1945 par le "3rd Bombing and
Gunnery Station" de la Royal Canadian Air Force. La décoration choisie
pour la restauration est celle de l'avion codé MA-D piloté par Robin Hooper au
sein du Squadron 161 de la RAF lors de missions spéciales de nuit en territoire
occupé: les énormes pantalons de roues devaient permettre des atterrissages de
nuit dans une végétation de plus d'un mètre de hauteur. Accidenté en Juillet 2001, son sort est incertain. Un seul autre
exemplaire en état de vol.
2003 /38 - Confederate Air Force - Minneapolis ( South Minnesota ).N°
42-103645 . Dernier vol dans l'USAF en Octobre 1945. Restauré à partir de 1999
par la société Tri-State Aviation (Dakota du Nord). 1er vol en Mai 2001. Peint
aux couleurs du 332nd Fighter Group de la 15th Air Force dont les pilotes,
tous noirs, étaient surnommés "Tuskegee Airmen", d'après le nom de
la ville d'Alabama où ils étaient entraînés. Deux exemplaires en état de
vol.

2003/39 - Kalamazoo Air Zoo - Kalamazoo ( Michigan ). A l'origine, ce
P-47D-30-RA matricule USAF 45-49181, construit en 1945 est l'un des 25 F-47D-40
reconstruits en 1950 par la société Temco pour la force aérienne Péruvienne.
Racheté en Juillet 1979, il vole à nouveau depuis 1984. Il a été repeint aux
couleurs de l'as Américain Francis " Gaby " Gabreski.
2003/40 - Historic Flying Limited - Après avoir servi
brièvement au sein de la RAF de Mars 1944 à 1946, le Spitfire Mk IX MK912 a
volé dans la force aérienne Hollandaise à Java puis fut vendu à la force
aérienne Belge en 1953. Accidenté en Juin 1953, il fut exposé sur pylone à
l'école technique de la Force Aérienne Belge (!!) de Saffraanberg, près de
Saint Trond . Echangé par le collectionneur britannique Guy Black contre un
Bristol " Fighter " en 1988 il fut cédé à Historic Flying Ltd en
1996. Après restauration, il vole à nouveau depuis 2000 aux couleurs de
l'avion du fameux pilote Belge, général et baron Michael Donnet, lorsque
celui-ci était Squadron Commander du Squadron 64 de la RAF en Mars 1944.
Supplément sur le Spit : On n'aime pas trop les images
d'accidents, mais pour une fois que ça ne s'est pas trop mal passé
L'avion sera reconstruit. Quant au pilote, Neil Thomas, il volait en meeting
la semaine suivante !
2003/41 - Christophe Jacquard - Dijon. Immatriculé F-AZYJ en
2000. De construction récente, il a été fabriqué à Orenbourg, sur la
rivière Oural, en Russie, sur la base des plans du Yak 3, dans les bâtis
d'époque qui avaient précédemment servi à la construction d'une série de
Yak 3 neufs pour le collectionneur Américain David Price ("Museum of
Flying" - Santa-Monica). Motorisé par un V12 "Allison" V-1710 de
1 240 cv, il a été accidenté à l'atterrissage en Juillet 2001. Il est peu
probable qu'il vole à nouveau en France, son propriétaire n'envisageant pas de
le faire réparer.
A suivre ... photo d'un Yak 3M en vol de nuit !
2003/42 - Greg Herrick - USA. Fabriqué en 1927 et acheté en
Australie en 2001. Piloté par Carlene Mendieta, il a réédité le vol record
d'Amelia Earhart en 1928: New York - Los Angeles - New York (10 000 km) à la
moyenne de 135 km/h, avec 23 escales.

2003/43 - Comment sont réalisées ces prises de vue ? Rien de
plus simple:
Trouvez un B -25 en bon état de vol. Démontez la tourelle du
mitrailleur arrière. Installez y un bon photographe armé d'un Nikon équipé
d'un 180 mm de 2,8 d'ouverture (n'oubliez pas de le couvrir chaudement !) Pour
les photos de nuit, engagez un aide équipé d'un projecteur. Demandez aux
pilotes de tenir la formation à une distance de 20 à 200 mètres selon la
taille des plans à réaliser ... et le tour est joué !
2003/44 - American Airlines " Flagship " (N999Z) - Douglas Commercial Model 3. Premier vol du
prototype DC 1 le 8 Février 1933. Moins d'une minute après le décollage, les
deux moteurs s'arrêtèrent. Après un piqué prononcé, ils redémarrèrent. Le
pilote réussit à gagner environ 200 pieds avant un nouvel arrêt moteur. Le
phénomène se produisit plusieurs fois avant qu'il ne réussisse à monter à 1
500 pieds et à amorcer une approche, avant de poser l'appareil: défaut
de conception des carburateurs. L'avion calait après une courte période de
montée, flotteurs coincés ! Problème résolu, 11 000 exemplaires furent
construits sous les dénominations DC-3, DST, Dakota, Skytrain, C-47, C-53,
C-117, R-4D, ou DC3-3D. Il fut
utilisé à toutes les missions: transport, parachutage, remorquage de planeurs,
évacuations sanitaires, portage de cibles, guerre psychologique,
reconnaissance, etc. Il servit de "Gunship" au Vietnam (sous le nom de
" Spooky " ou de " Puff the Magic Dragon "), équipé de 3
General Electric Miniguns d'une cadence de tir de 6 000 coups par minute. On
envisagea même, moteurs démontés, de le transformer en planeur ! Une version
"Tri-Turbo Three" fut équipée de 3
turbopropulseurs PT6. En 1946, le nombre de C-47 disponibles sur le marché
était si important que plusieurs dizaines furent vendus pour le prix du
carburant contenu dans les réservoirs ! La South African Air Force continue
d'utiliser 45 appareils. Au total, plusieurs centaines de ces avions volent
encore de nos jours.
2003/45 - Ses deux moteurs Pratt & Whitney R2800-34W de 2 100 ch lui
conféraient une vitesse ascensionnelle supérieure à celle des jets de l'époque. Il ne
fut surclassé qu'à partir de Février 1953 par le Douglas F3D " Skynight
" (1 370 m/mn). Rançon de cette surpuissance: les énormes hélices, trop
proches du sol, étaient fréquemment endommagées lors des atterrissages sur
les pistes sommaires des terrains de Corée. Le long carénage de nez renfermait
un radar de type APS-19A d'une portée phénoménale pour l'époque: 130 km en
mode cartographique, et de 5 000 m en mode d'interception. Premier bimoteur
embarqué, il fut cependant principalement
utilisé à partir de bases terrestres pour des missions d'interdiction et d'attaque au sol de nuit, avec le
" Corsair " F4U-5N (2 450 ch) équipé du même radar en nacelle au
bord d'attaque de l'aile droite. Le "Tiger Cat" fut retiré du service en Mai 1953 et remplacé par des F3D "
Skynight ". Pour la première fois, le 12 Janvier 1953, un chasseur à réaction
abattait un autre appareil de ce type en combat de nuit: le Major Jack Dunn, à
bord de son F3D-2, en escorte de B-29 partant bombarder la Corée du Nord
abattit un des deux MiG-15 qui l'avaient pris à parti. Le second appareil
rompit le combat.

Pour une fois, la maquette !
2003/46 - Destinés à la destruction des ports artificiels
de la baie de Seine, de centrales électriques, de ponts et d'ouvrages de grande
importance stratégique, les " Mistel " furent utilisés à partir de
Mai 1944. L'élément inférieur était constitué d'un Junkers Ju-88 doté
d'une ogive allongée à charge creuse au grand pouvoir perforant, capable de
traverser une épaisseur d'acier de 8 m, ou de 20 m de béton. L'élément
supérieur était soit un Messerschmitt
Bf-109, soit un Focke - Wulf Fw
190A-8. La prouesse technique consista à mettre en place dans les étroits
postes de pilotage des Bf-109 ou des Fw-190 les commandes nécessaires au
pilotage des Ju-88. Ils étaient reliés par d'épais câbles électriques et la
manœuvre du Ju-88 s'effectuait à l'aide de servocommandes hydroélectriques,
sauf pour les moteurs qui étaient commandés par des timoneries classiques.
Seuls, les freins manquaient ! La séparation devait s'effectuer en piqué à
650 km/h et à 1 000 m de la cible, en actionnant des boulons explosifs situés
dans les mats de support. Au moins 250 furent réalisés, mais peu furent
employés au combat jusqu'en Mars 1945, et un certain nombre furent pris par les
alliés.
2003/47 - The Fighter Collection - Duxford (UK). N° 42-67543
immatriculé NX3145. Surclassé en combat aérien par le P-47 et par le P-51, le
P-38 n'en demeura pas moins un appareil estimé de ses pilotes,
bénéficiant
d'une bonne allonge, et d'une excellente maniabilité. Il fut massivement
utilisé en 1944 comme appareil d'escorte des bombardiers Douglas A-20 G "
Havoc " ( connus également sous la dénomination de " Boston ").
Les " Havoc " de la 8th Air Force effectuèrent 2 362 sorties le jour
J, larguant plus de 3 000 tonnes de bombes et ne perdant qu'un seul appareil.
L'inadaptation flagrante des compresseurs aux moteurs (fournis par le
gouvernement) en faisait un piètre chasseur d'altitude, ce qui faisait dire aux
pilotes de B -27 qu'ils partaient en escorte de P-38 ! Mais, à basse altitude,
ces compresseurs allaient jusqu'à doubler la puissance des moteurs, ce qui
faisait du P -38, un remarquable avion d'attaque et d'appui au sol. Armé de canons, de bombes et de roquettes, le P-38L fut
chargé de
missions d'attaque au sol de voies ferrées, de convois routiers et ferroviaires
et de camps retranchés. Au total, plus de 10 000 appareils de toutes versions
furent construits. L'appareil de l'encart a été détruit sur accident au
meeting de Duxford en 1996, causant la mort du pilote: Michael "Hoof"
Proudfoot.
2003/48 - Ayant volé sur Spitfire, puis sur P-47, l'as
Américain Don Gentile (en encart), passa ensuite sur P-51. Chuck Yeager, à
bord d'un P-51 D abattit le premier un chasseur à réaction ME-262, avant de
passer lui même à la réaction sur un Bell P-59 "Airacomet". De
très nombreuses versions furent réalisées, avec des équipements très
divers: Verrière Malcolm, freins de piqué sur l'A-36 (version d'attaque au
sol). Au début des années 50, les derniers P-51 dépassaient 700 km/h et ils
étaient utilisés pour la conversion des pilotes vers les chasseurs à
réaction.
2003/49 -
Amicale J.B. Salis - La Ferté Alais (France). Conçu en 1930 comme avion civil de transport
monomoteur , construit à seulement 6 exemplaires, il fut modifié en trimoteur
et plusieurs appareils furent acquis par des compagnies étrangères. "
British Airways " en exploita deux de seconde main et un neuf. Cette
exploitation cessa à l'approche de la guerre, faute de pièces détachées. Il
fut finalement adopté par la Luftwaffe comme bombardier
et machine de transport. 4 850 appareils militaires furent construits en
différentes versions (tourelle de mitraillage ventrale escamotable, tourelle
supérieure, portes de chargement agrandies, etc.). Son revêtement si
caractéristique de tôle de duralumin ondulée lui conférait une meilleure
répartition de la charge alaire et une plus grande résistance. Les dispositifs
hypersustentateurs sur toute l'envergure autorisaient des atterrissages et des
décollages courts: 3 à 400 mètres. Ils constituaient cependant des proies
faciles pour la
chasse alliée: 170 sur les 493 mis en ligne dans le
débarquement de Crète en Mai 1941 furent abattus. Au total, plus de 6 000
furent construits. Trois appareils, acquis pour le franc symbolique sont actuellement
exploités par la compagnie " JU - Air " dont le but est de récolter
des fonds pour le musée de l'air Suisse (17 places = 3 600 F Suisses de l'heure:
destination au choix !).
Bonus: Deux Junkers au sol !
2003/50 - Le "Zéro" fit ses premiers vols en Avril
1939. Il remporta ses premières victoires en Septembre 1940 lors du conflit
avec la Chine. Le raid sur Pearl Harbor, le 7 Décembre 1941 fut mené par des
Zéros. Pratiquement aucun appareil allié n'était à l'époque capable de se
mesurer à lui. Son principal adversaire, le "Wildcat" était
surclassé. Ils infligèrent de très sévères pertes aux trois vagues d'assaut
qui attaquèrent la flotte japonaise à Midway le 3 Juin 1942; avant d'être
débordés et de voir quatre porte-avions coulés. Un peu plus tard, la sortie
du "Hellcat" redonna l'avantage à l'aviation alliée. Le pilote
Saburo Sakaï fut crédité de 64 victoires certaines à bord de son Zéro. A
partir de 1944, les kamikazes défendirent leur pays avec férocité et
abnégation, mais leurs sacrifices ne purent empêcher la défaite du Japon.
2003/52 - 2004/01.
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